Lipoaspiration à Paris

Perdre sa graisse grâce à la Lipoaspiration

Définition de la Liposuccion/ Lipoaspiration

La liposuccion fait appel à des techniques spécifiques qui permettent d’enlever des masses graisseuses que des régimes alimentaires ne permettent pas de supprimer. Les idées géniales sont souvent les plus simples. La lipoaspiration a été inventée par le Dr Gérard Illouz, chirurgien français.

 

L’introduction sous la peau d’un tube long et fin, à l’extrémité fermée et arrondie avec un trou sur le côté, relié à un système qui aspire, a bouleversé toute notre spécialité dans les années 70-80. Les débuts ont été un peu chaotiques avec des aspirations maladroites trop importantes, créant creux et vagues. Les jeunes chirurgiens sont maintenant bien formés et la technique est bien établie et bien enseignée. C’est l’une des interventions les plus pratiquées au monde.

A qui s’adresse la Liposuccion ?

 

Plus la lipoaspiration est pratiquée jeune et meilleurs seront les résultats. S’il y a indication, il est préférable d’opérer les patients le plus jeunes possible : une culotte de cheval doit s’opérer dès l’adolescence pour un résultat optimal et si possible avant les grossesses.

L’élasticité de la peau est un grand facteur de réussite La distension cutanée créée au fil des années ne va pas pouvoir permettre aux zones de se retendre après l’intervention. Une peau élastique et jeune pourra se redraper parfaitement sur le vide créé par l’ablation de la graisse. La question principale est : « Est-ce que cela revient, docteur ? Non.

Depuis trente ans nous savons maintenant que la liposuccion aspire, donc supprime définitivement les cellules graisseuses appelées « adipocytes ». Les adipocytes n’ont pas le pouvoir de se multiplier. La prise de poids s’effectue par augmentation de volume de ces adipocytes. Une zone opérée aura moins de cellules qu’avant, l’augmentation de volume se fera donc de manière moins importante que dans les zones non opérées. Le changement de forme sera donc définitif, mais la prise de poids sera toujours possible.

Liposculpture, perte de poids et obésité

La «lipo» est réservée à des volumes graisseux bien localisés. Il n’est pas question de maigrir mais de sculpter. Évidemment, la confusion est là: quand on a pris du poids on pense pouvoir avoir recours à la liposuccion. Mais c’est en réalité un piège dans lequel il ne faut pas tomber. L’obésité n’est pas une indication de la méthode.

 

Si l’on a quelques kilos à perdre, de l’ordre de 5 kilos, il vaudra mieux les perdre après l’opération, ce qui aura pour effet d’améliorer le résultat. Au-delà de 5 kilos, il vaudra mieux les perdre avant et bien stabiliser son poids avant l’intervention. Par contre, la prise de poids après opération peut produire des différences de niveau entre les zones aspirées et les zones non aspirées qui peuvent créer des vagues inesthétiques.

Les surcharges graisseuses localisées comme la culotte de cheval ne disparaissent pas malgré les régimes alimentaires car elles sont génétiquement prédéterminées. La méthode n’est pas destinée à faire maigrir mais bel et bien de sculpter le corps. Ce n’est pas un traitement de l’obésité.

Faire une liposuccion : Chirurgie pour enlever la graisse

Se préparer à la Lipoaspiration / Liposculpture

Consultation avec le médecin anesthésiste. La lipoaspiration se pratique bien sûr sous anesthésie, qu’elle soit locale ou générale. Si les zones sont peu étendues (genoux par exemple) on pourra proposer une anesthésie locale. Dans le cas contraire, une anesthésie générale ou péridurale pourra être proposée

Bilan préopératoire. Arrêt du tabac. Eviter l’aspirine. L’hospitalisation est de 24 heures ou ambulatoire en cas de petite lipoaspiration.

Le déroulement de l’opération de Liposuccion

La graisse que l’on doit aspirer est d’abord infiltrée un peu partout à l’aide d’un petit tube fin que l’on introduit dans la graisse à travers la peau, rempli de liquides permettant une fluidification des tissus. Ces liquides contiennent aussi de la xylocaïne qui va supprimer la douleur et de l’adrénaline qui va diminuer les saignements.

Une fois infiltrée, fluidifiée, la graisse est aspirée avec la canule décrite plus haut, et va être accumulée dans le système d’aspiration dans une poche. Sa quantité est notée. La bonne infiltration va limiter au maximum les saignements et donc la perte sanguine du patient. Ceci est un facteur qui va déterminer la bonne forme dans les suites opératoires. Le mieux est de recueillir une graisse bien jaune. Le plus souvent la poche est plutôt orange clair.

La canule effectue des va-et-vient qui emporteront à chaque mouvement un tube plein de graisse et créent une travée qui se refermera lentement pendant la cicatrisation, expliquant le temps nécessaire – de deux à trois mois – pour constater le résultat. La graisse présentera des dizaines de petits tunnels laissant en place les tissus nobles, fibres, nerfs, vaisseaux sanguins et lymphatiques.

Les petites incisions de 2 ou 3 mm au niveau de la peau sont refermées avec des fils résorbables, le vêtement de contention, préalablement essayé et à la bonne taille, est passé sur le patient pendant qu’il dort encore, avant la sortie du bloc opératoire. Le patient se réveille avec son vêtement en place. Ce vêtement, que l’on appelle un «panty», a pour but d’aider les tissus à se redraper. Il est recommandé de le porter pendant quinze jours.

Les résultats de la Liposuccion / Liposculpture

 

Au bout de 2 mois, on peut voir le changement de silhouette mais on ne peut pas juger du résultat avant 6 mois. Il existe parfois des imperfections qui sont dues à une mauvaise rétraction de la peau, soit parce que la quantité aspirée a été trop importante soit parce que l’élasticité n’est pas suffisante pour une bonne rétraction de la peau.

Les imperfections de peau appelées souvent cellulite ou peau d’orange existant avant l’intervention se retrouvent parfois après car la lipoaspiration ne change que la forme et les volumes profonds et non l’aspect superficiel de la peau. Une fois la rétraction cutanée effectuée on peut, dans les cas difficiles, proposer des retouches superficielles qui apporteront une modification plus précise que dans la première opération.

 

 

Les suites opératoires de la Liposuccion / Lipoaspiration

Les complications et les risques de la Liposuccion

La quantité de graisse aspirée est aussi un facteur important sur les suites opératoires. Dépasser les 4 litres de graisse expose à une fatigue et à des complications par perte de sang, et à une convalescence plus longue qu’il faudra anticiper. Compenser la perte de fer et vitamines, prévenir les risques de phlébites par des anticoagulants font partie des obligations postopératoires.

Une semaine de convalescence est le plus souvent nécessaire, voire davantage pour les grosses aspirations. Plus le saignement a été important plus la convalescence sera longue.Les infections sont rarissimes. Le saignement occasionné par l’aspiration peut devenir important s’il persiste après l’intervention sous forme d’hématomes diffus. La perte sanguine peut alors avoir des répercussions : fatigue, anémie, essoufflement. Le taux d’hémoglobine est le plus souvent contrôlé le lendemain de l’intervention. Si une anémie est révélée on effectuera une perfusion de fer. Parfois une anémie trop importante peut amener à pratiquer une transfusion sanguine.

La chirurgie du ventre et des membres inférieurs s’accompagne de manière générale d’un risque accru de phlébite. C’est la formation de caillots à l’intérieur des veines des membres inferieurs. Ces caillots occasionnent une douleur, de la fièvre, et un gonflement des mollets ou au pli de l’aine d’un seul côté. Une phlébite peut se compliquer elle-même de la migration du caillot vers les veines du poumon et créer ce qu’on appelle une embolie pulmonaire, qui peut être grave.

Ces complications bien connues sont prévenues par le port de bas de contention pendant une quinzaine de jours et un traitement anticoagulant dans les suites de l’intervention, ce qui diminue considérablement ces risques. Le traitement anticoagulant est administré par injection sous-cutanée tous les jours à la même heure, soit par une infirmière soit par le patient lui-même.

Les douleurs et les oedemes après la Liposuccion

Les douleurs sont moins présentes et la plupart des patients opérés sont déjà debout, habillés, et prêts à partir le lendemain de l’opération quand le chirurgien fait sa visite de sortie. Il existe évidemment des variations importantes qui dépendent des susceptibilités individuelles à la douleur.

Dans Les suites présentent une constante: les bleus et les œdèmes. La zone opérée réagit par un gonflement et des bleus, qui sont un saignement interne postopératoire. Ces bleus disparaissent en deux semaines, les œdèmes persistent plus longtemps, sur une période de deux à six mois.

Le sport est recommandé dès les quinze jours passés si la douleur le permet. Les drainages lymphatiques manuels par une personne expérimentée dans le postopératoire vont fortement aider l’élimination des œdèmes en guidant dans la circulation principale les liquides qui seront éliminés par les urines.

L’hospitalisation est soit ambulatoire, moins de vingt-quatre heures, pour les petites aspirations inférieures à 3 litres, soit de vingt-quatre heures pour les autres. La nuit passée à la clinique évite de se retrouver seul avec les douleurs qui sont calmées par la perfusion intraveineuse posée systématiquement à chaque opéré.

Les cicatrices de la Liposuccion

Les tissus internes cicatrisent lentement et le résultat final se situe à 6 mois. Les kilos retirés ne se voient pas sur la balance avant 2 mois car ils sont remplacés par des œdèmes qui disparaissent lentement. Le sport peut être repris à 2 semaines. Les drainages lymphatiques manuels accélèrent la guérison, diminuent les douleurs et les œdèmes et améliorent le résultat. Ils peuvent être pratiqués quelques jours seulement après l’opération.