L’Opération d’Augmentation Mammaire

Refaire sa poitrine : Se préparer avant l’opération

 

Opération augmentation mammaire à Paris

 

Lors des consultations précédant l’opération, votre chirurgien évaluera avec vous vos motivations, afin de vous proposer les implants correspondant le mieux à votre attente. Il s’agit de choisir la taille de votre implant en fonction de vos désirs, votre style, et de votre morphologie en tenant compte de la largeur et la projection. Vous pourrez visualiser le résultat grâce à un soutien-gorge «test» dans lequel sont glissées des prothèses d’essai de tailles différentes. Parfois plusieurs essais sont nécessaires pour sélectionner la prothèse qui vous convient le mieux.

Une fois le type d’implant choisi, votre chirurgien programmera avec vous la date de votre augmentation mammaire et vous fera procéder à des examens obligatoires: prise de sang, radiographie et échographie mammaire, consultation auprès du médecin anesthésiste. Il est conseillé de choisir un cabinet de radiologie équipé d’une caméra numérique pour les mammographies futures, indispensable pour analyser de la prothèse au fur et à mesure des années. L’IRM est également un examen qui permet de très bien visualiser l’implant.

Déroulement de l’opération d’augmentation mammaire

Cette opération se pratique sous anesthésie générale et dure environ 1h.

Augmentation mammaire : L’incision

Opération de la poitrine à Paris

Il existe 3 types d’incisions :

  • L’incision péri-aréolaire inférieure située à la circonférence de l’aréole.
  • L’incision axillaire située sous le bras, dans le creux de l’aisselle.
  • L’incision sous-mammaire qui se situe dans le pli sous le sein.

Chaque voie a des avantages et des inconvénients. Mais disons d’emblée que la meilleure voie est celle avec laquelle le chirurgien est plus à l’aise.

La voie axillaire a pour avantage principal de ne créer aucune cicatrice sur le sein lui- même. La cicatrice est « délocalisée », dans l‘aisselle. L’inconvénient est que le décollement pour créer la loge de l’implant est moins précis qu’au doigt et à la vue comme dans les autres techniques car l’incision est loin de la zone d’implantation de la prothèse.

On peut toutefois utiliser un endoscope, un tube lumineux avec une vision interne pour contrôler le saignement et le positionnement exact de la loge. Partant du bras, le chemin décollé pour poser l’implant est plus long que dans les autres voies, Dans ce chemin, la prothèse peut potentiellement remonter, ce qui n’existe pas dans les autres voies.

La voie sous-mammaire est une voie « sécuritaire », le chirurgien intervient directement sur le site de l’implant et peut voir la loge et le décollement. L’inconvénient est cette fois esthétique parce que la cicatrice peut être visible en dessous du sein. L’idée consolatrice est celle que le sein recouvre la cicatrice, mais en position allongée ce n’est évidemment plus le cas. Si la personne cicatrise mal la cicatrice peut alors devenir visible. Heureusement, tout ceci est rare et de très nombreux chirurgiens sont très satisfaits des résultats obtenus avec cette technique.

La voie péri-aréolaire, est celle que je privilégie. L’incision prend à peu près un tiers de la circonférence de l’aréole, à la limite entre la peau colorée et la peau plus claire. Les avantages de cette méthode sont d’abord, selon moi que la cicatrice est très peu visible, ensuite, qu’on est directement sur le site opératoire pour créer et voir la loge où est placée la prothèse, et contrôler le saignement. Ses inconvénients sont que la cicatrice peut être aussi visible mais peut être plus facilement masquée que dans la voie sous mammaire. car si au bout d’un an, la cicatrice devient trop blanche par rapport à la peau colorée autour, on peut la corriger par un petit tatouage. Certaines femmes ont une grande sensibilité « érotique » de cette zone et préfèrent une autre voie.

Quoi qu’il en soit le chirurgien doit pouvoir réaliser la voie que la patiente préfère (ou refuser l’intervention)

Augmentation Mammaire : La création de la loge

 

La difficulté et l’art de cette intervention, le raffinement qui va en faire une opération réussie, consiste à créer une loge exactement sur mesure. Le sein est constitué du muscle pectoral et de la glande mammaire. Après avoir incisé, le chirurgien traverse la glande mammaire puis ouvre le muscle pectoral dans le sens des fibres.

Grâce à cette petite ouverture, le muscle est écarté, les tissus sont décollés pour obtenir une loge qui va accueillir la prothèse mammaire. Il est important pour le chirurgien de bien réaliser la forme de la loge pour créer assez d’espace pour la prothèse, sans en créer trop non plus. Si par exemple on crée un décollement trop important en dehors (vers le bras) la prothèse aura tendance à partir sur le côté. Si on n’a pas assez décollé au milieu, les seins vont être trop écartés. Si on n’a pas décollé assez bas, la prothèse va être trop haute et bomber au-dessus du sein de manière inesthétique. Si on décolle trop bas, le sein sera tombant. Il faut donc que ce soit parfaitement bien réalisé et symétrique. De cette loge va dépendre le résultat final.

Avant de placer la prothèse le chirurgien vérifie qu’il n’y a pas de saignements. Partant du bras, le chemin décollé pour poser l’implant est plus long que dans les autres voies, Dans ce chemin, la prothèse peut potentiellement remonter, ce qui n’existe pas dans les autres voies. La voie sous-mammaire est une voie « sécuritaire », le chirurgien intervient directement sur le site de l’implant et peut voir la loge et le décollement. L’inconvénient est cette fois esthétique parce que la cicatrice peut être visible en dessous du sein. L’idée consolatrice est celle que le sein recouvre la cicatrice, mais en position allongée ce n’est évidemment plus le cas.

La voie péri-aréolaire, est celle que je privilégie. L’incision prend à peu près un tiers de la circonférence de l’aréole, à la limite entre la peau colorée et la peau plus claire.

Augmentation Mammaire : Mise en place de la Prothèse

 

Le choix de la place devant le muscle (c’est-à-dire sous la glande) ou derrière le muscle se fait comme nous l’avons vu en fonction de l’épaisseur de la graisse et de votre glande mammaire. Le haut de la prothèse est derrière le muscle et le bas est devant le muscle.

C’est un bon compromis puisqu’il respecte la pente du sein, masque les contours en haut et remplit bien la partie inférieure du sein. Après la pose de l’implant, la table d’opération est relevée, et on fait asseoir la patiente (la patiente reste endormie) afin de vérifier la symétrie des deux seins et de parfaire les réglages avant de fermer la peau.

Une fois la prothèse en place, le chirurgien effectue un dernier « réglage » en adaptant la loge à l’implant. Depuis quelques années l’utilisation d’un produit anesthésique local (Naropeine) puissant déposé dans la loge améliore considérablement la qualité du réveil qui est moins douloureux. Ceci évite également que le muscle ne se contracte sous l’effet de la douleur risquant de faire bouger la prothèse.

Certains chirurgiens placent un drain, un petit tuyau qui passe à travers la peau qui est en communication avec la loge afin d’évacuer le sang en cas de saignement postopératoire.Le chirurgien place enfin, soit des pansements soit un soutien- gorge spécial pour immobiliser la prothèse dans la bonne position. L’intervention est terminée.

Augmentation mammaire : La cicatrice

Pour refermer la cicatrice on fait d’abord des points profonds sur la glande, puis sur le derme profond et ensuite, au niveau de la peau par un « surjet intradermique » qui laisse la cicatrice la plus fine possible. J’utilise des fils résorbables qui n’ont pas besoin d’être ôtés.

La cicatrisation ne peut être prévue à l’avance et varie en fonction de chacun. Si la personne cicatrise mal; la cicatrice peut alors devenir visible. Heureusement, tout ceci est rare et le résultat reste très satisfaisant. On ne peut pas écarter le risque de mauvaise cicatrisation, due à la peau de la patiente, qui pourrait la rendre visible. Au lieu d’être plate et fine, la cicatrice peut devenir épaisse et en relief, c’est ce qu’on appelle une cicatrice « hypertrophique ». Elle reste rouge longtemps et peut passer au marron. Cela pourra prendre beaucoup de temps mais finira par s’arranger.

Ceci est à différencier des cicatrices «Chéloides» qui sont une véritable maladie congénitale de la peau plus fréquente chez les peaux noires et asiatiques, qui laisse des cicatrices épaisses qui ne s’arrangent pas. La plupart du temps, une fois la cicatrice stabilisée au bout d’un an environ, elle finit par blanchir et devient quasiment invisible. En cas d’imperfections on proposera de refaire la cicatrice ou de la traiter au laser.

Refaire sa poitrine : Les suites opératoires

 

À la fin de l’opération, la patiente est surveillée en salle de réveil. Il peut évidemment y avoir quelques douleurs qui sont soulagées par voie intraveineuse. Il est clairement recommandé de passer la nuit qui suit l’opération à la clinique et de ne pas insister pour rentrer chez soi, même si l’état le permet, car des saignements possibles qui peuvent apparaître pendant la première nuit.

Les risques de l’augmentation mammaire sont minimes. Le lendemain, le chirurgien vérifie si tout est correct et vous pourrez alors regagner votre domicile. Vous devrez revenir en contrôle la première semaine pour vérifier qu’il n’y a pas d’hématome et que les prothèses ne se sont pas déplacées, car pendant une quinzaine de jours les implants sont encore « mobilisables » et remis en bonne position par un pansement ou des bandes Velpeau. Après ce laps de temps, la prothèse ne pourra plus être redéplacée.

Le port du soutien gorge est conseillé pendant 15 jours. La prothèse doit être maintenue en bonne place. Nous utilisons pour cela un soutien gorge spécialement conçu qui comprend une bande de contention à attacher au dessus des seins et à porter pendant 15 jours (MEDICAL Z®).

Une consultation la première et la deuxième semaine est indispensable pour vérifier le bon positionnement de la prothèse. Pendant les 15 premiers jours la prothèse est encore mobilisable, si besoin, et on pourra resserrer la bande de contention. Le sein est légèrement gonflé les 15 premiers jours et prend son volume définitif à un mois environ.

Les autres opérations de chirurgie mammaire

Découvrez les autres procédures de chirurgie mammaire pratiquées par le Dr.Bellity à Paris, afin d’accompagner ses patientes en fonction de leurs souhaits.

  • L’hypertrophie mammaire correspond à une développement trop important de la glande mammaire. Ce développement peut créer des problèmes de santé.
  • La mastopexie est une procédure simple et efficace qui a pour objectif de redresser les seins, et d’éliminer leur affaissement quel qu’en soit l’origine.