Lifting du visage et chirurgie à Paris

LE LIFTING ET LE RAJEUNISSEMENT DU VISAGE

LE PRINCIPE DE L’INTERVENTION

Par qui est demandée cette intervention ?

Le principe du lifting consiste à retirer la peau en excès au niveau du visage (comme le minilift). C’est une intervention qui donne d’excellents résultats et qui agit essentiellement sur l’excès de peau et beaucoup moins sur les rides. La demande de lifting s’est multipliée de manière importante depuis quelques années. La lutte contre le vieillissement, le désir de rester jeune et de garder une belle apparence le plus longtemps possible est tout à fait légitime aujourd’hui. Mais cette avant après demande a beaucoup changé depuis quinze ans. Effectivement, il y a encore une vingtaine d’années les femmes attendaient un relâchement important de la peau de leur visage pour entreprendre un lifting lorsque, disaient-elles, « ça en vaut vraiment la peine ». Aujourd’hui, certaines femmes désirent se faire opérer plus jeunes car elles veulent garder un visage le plus longtemps possible en pleine forme. On voit même certaines femmes qui, préventivement, vers 40 ou 50 ans, désirent une intervention. Je ne pense pas que l’indication de subir ou pas un lifting soit fonction de l’âge car les femmes vieillissent d’une manière très différente les unes des autres. La survenue du relâchement n’est pas identique chez toutes les femmes, elle est très variable en fonction de l’état vasculaire, de l’état hormonal, et bien entendu du stress. On voit donc des femmes jeunes et pourtant bien marquées à 40 ans, et un peu plus à la suite d’un événement majeur, demander un « petit coup de jeune » par un lifting relativement léger, pour se retrouver en forme. Ceci est tout à fait normal et fréquent aujourd’hui. Dans ce cas, je ne juge pas ; ce qui compte c’est de savoir et d’apprécier s’il y a ou pas assez de peau pour obtenir un résultat harmonieux et durable. La question aujourd’hui n’est plus : « Pourquoi un lifting ? » mais « Pourquoi pas un lifting ? » si c’est réalisable.

Il est évident qu’un lifting effectué jeune donne moins de changement et donc un aspect très naturel. En effet, lorsqu’il existe un excès de peau, pourquoi attendre ? En fonction de quels interdits moraux ou religieux ?

Par qui est demandé le lifting aujourd’hui ?

Il est important d’arrêter de répéter ces lieux communs qui sont aujourd’hui réellement obsolètes. Non, ces femmes qui demandent un lifting aujourd’hui ne sont ni paumées, ni futiles, ni dépressives, ni oisives, ni en perte de repères. Aujourd’hui, les femmes qui décident un lifting sont des femmes très responsables, qu’elles aient une activité professionnelle, avec des responsabilités importantes, ou qu’elles soient mères de famille, ou engagées, même, dans une activité politique, ce sont des femmes tout à fait conscientes de leur désir de demander un lifting. Elles souhaitent tout simplement utiliser les moyens actuels de la science dans un objectif de bien-être.

Le pourcentage des hommes consultant pour un lifting est relativement stable depuis plusieurs années : ils demandent essentiellement de traiter leur cou souvent très relâché. Les hommes aiment garder leurs rides, leur rictus, et même un léger relâchement au niveau des bajoues. Je le comprends, mais un cou très relâché donne un air fatigué.

Qu’est-ce qu’un lifting ?

Le lifting consiste à retendre l’excès de peau du visage. Son but est de lutter contre le vieillissement cutané.

Les techniques ont connu trois étapes majeures :

– à ses débuts, et environ jusque dans les années 1975, l’intervention consistait à retendre uniquement la peau. On se trouvait donc devant une alternative : soit la peau était retendue ,fortement, le résultat était durable, certes, mais peu naturel car le visage était trop tendu, soit la peau était retendue modérément, le lifting était naturel mais sa durée était trop brève ;

– à partir de 1975, certains chirurgiens ont eu l’idée de retendre les muscles situés dans une couche plus profonde, sous la peau. Cela a constitué un progrès considérable car il était possible d’exercer une tension, non plus au niveau de la peau, mais au niveau des muscles, une tension même importante qui permettait d’obtenir un résultat durable. Cependant, pour que l’apparence soit naturelle la peau était simplement drapée au-dessus des muscles et non tirée. Cette couche profonde est appelée communément le SMAS, abréviation du système musculo-aponévrotique superficiel. Ceci a permis une deuxième génération de lifting. C’est le plus grand progrès du lifting de ces dernières années. Ces avancées techniques sont dues à deux chirurgiens français, le Dr Vladimir Mitz et le Dr Martine Peyronie ;

– aujourd’hui, certains liftings se pratiquent dans un plan encore plus profond : c’est ce qu’on appelle le mask lift, qui permet de retendre en bloc tout le visage et d’en remonter toutes les parties. Ce lifting a des suites assez lourdes et entraîne des changements importants. Dans sa forme classique et initiale il n’est plus guère utilisé.

Le vrai raffinement des liftings aujourd’hui consiste à pratiquer des opérations adaptées à chaque visage car tous les visages ne se ressemblent pas, les vecteurs de relâchement ne sont pas les mêmes, selon même les étages du visage. Certains connaîtront un relâchement plus important au niveau des pommettes, d’autres au niveau de l’ovale, et d’autres encore au niveau du cou ; et plus encore, il arrive certaines fois que le côté gauche ne ressemble pas au côté droit. Nous savons que nous sommes tous asymétriques. Il importe donc aujourd’hui d’effectuer des liftings plus subtils, plus adaptés aux visages et aussi et surtout à la demande de nos patientes car, nous l’avons vu en introduction, la recherche de beauté à travers ce lifting n’est pas la même selon le concept même de la beauté.

La technique de l’intervention

La technique classique

Le chirurgien commence par tracer au crayon le siège des incisions. Celles-ci ont déjà été établies au cours des consultations de manière à en informer parfaitement les patientes. Classiquement, l’incision part de la région temporale, c’est-à-dire dans les cheveux au niveau temporal ; elle descend verticalement, non pas devant l’oreille mais en rentrant à l’intérieur du début du conduit auditif externe, ou plus exactement légèrement en arrière du petit cartilage situé à ce niveau ; l’incision fait ensuite le tour du lobule, elle passe dans le pli situé à l’arrière de l’oreille et se recourbe à angle droit pour se placer au niveau de la ligne d’implantation des cheveux située derrière l’oreille. C’est l’incision la plus classique du lifting le plus fréquent qui est le lifting cervico-facial.

Au niveau de l’incision, les cheveux ne sont pas rasés, ils sont répartis de part et d’autre et maintenus par des élastiques de manière à ne pas gêner l’intervention. Il faut noter que ces incisions sont bien dissimulées et ne sont pratiquement pas visibles quelques jours après l’intervention.

Avant d’inciser, chaque chirurgien, selon ses habitudes, pratique un premier décollement de la peau par des injections d’anesthésie locale ou de sérum physiologique au niveau de la région qui sera décollée. Cette infiltration permet effectivement d’avoir un plan de dissection sous la peau et de procéder à une intervention dans les meilleures conditions. Une fois l’incision faite, le décollement est pratiqué aux ciseaux entre la peau et les muscles. L’importance de ce décollement sera bien entendu fonction de chaque morphologie et des attentes des patientes. Il est évident qu’un visage très marqué, soit par un excès de peau important soit par des rides très creusées, nécessitera un décollement beaucoup plus important afin de bien dissocier la peau des adhérences musculaires. Certaines fois, il existe au niveau de la région sous-mentonnière un petit dépôt de graisse. Celle-ci est aspirée par une canule reliée à un aspirateur, soit par la voie de décollement du lifting, soit, parfois, par une petite incision faite au niveau sous-mentonnier qui permet d’être directement en contact avec la graisse.

Le décollement étant fait et l’aspiration de la graisse étant réalisée, le temps musculaire qui suit est un temps très important. Chaque chirurgien possède sa technique particulière de remontée musculaire. En effet, certains chirurgiens retendent ces muscles en bloc, d’autres font des plicatures partielles du muscle sur lui-même (ceci permet de redonner un certain relief aux pommettes). Toutefois, je pense que l’important est de bien remettre en tension ces muscles et surtout d’observer les bons sens de vecteurs de tension en fonction des visages, de manière à obtenir un lifting naturel.

Enfin, la peau est redrapée sur le visage et l’excès de peau qui dépasse est retiré, aussi bien au niveau du cou que de la région temporale, bien entendu sans excès, afin d’obtenir un visage naturel. Vient ensuite le temps de la suture. Il va de soi que cette suture doit être la plus fine possible, faite avec les fils les plus fins. Dans les zones chevelues, elle est souvent pratiquée avec des agrafes qui permettent un meilleur affrontement de la peau, évitant une souffrance.

Ensuite, un petit drain est placé derrière les oreilles de manière à drainer un éventuel saignement pendant la nuit. Ce drain ne fait pas mal, il est retiré dès le lendemain. Il y a quelques variations possibles à ces techniques classiques du lifting cervico-facial.

L’incision temporale

L’incision temporale est pratiquée dans la plupart des cas dans les cheveux, elle est alors invisible. Il est évident que, lors de la remontée des lambeaux de peau, on obtient une légère ascension de la patte ; en général, grâce à un mouvement de rotation vers le haut des lambeaux, la patte est peu remontée et d’une manière tout à fait acceptable par les patientes. Néanmoins, dans certains rares cas le chirurgien réalise une incision juste au-dessus et en avant des cheveux en maintenant intact le capital cheveux. Cette incision qui risque d’être visible sera pratiquée soit lorsqu’il y a déjà eu un lifting qui a remonté les cheveux, soit lorsque les cheveux sont fragiles et risquent de révéler une cicatrice visible.

Quels sont les progrès et les raffinements ?

Pour qu’un lifting soit réussi nous devons arriver aujourd’hui à répondre à cette double demande qui semble à première vue paradoxale : le résultat doit se voir et, en même temps, ne pas se voir.

Le vrai progrès aujourd’hui consiste à se rapprocher au mieux de la demande de nos patientes. Bien sûr, ces demandes varient, les exigences ne sont pas les mêmes et nous devons y répondre. Il faut savoir que le relâchement du visage varie d’une personne à l’autre. Le lifting doit être pratiqué aujourd’hui réellement sur mesure et donc être adapté au relâchement de chaque visage.

Notre visage compte vingt-cinq petits muscles de chaque côté, que l’on nomme muscles peauciers car ils concourent à l’expression de nos émotions, de nos sentiments, et c’est la contraction de ces muscles qui déterminera le sourire, le regard, nos expressions. Le raffinement consiste justement à retirer la peau, remettre en tension les muscles en gardant toute la valeur expressive du visage. Les progrès les plus importants aujourd’hui sont donc, d’une part, le degré de tension que l’on apporte au niveau des muscles, mais aussi et surtout le sens de tension.

Les liftings partiels

Il faut savoir qu’à côté du lifting classique cervico-facial, le plus fréquent, il existe d’autres liftings, des liftings partiels qui vont traiter une partie du visage. Ces liftings prennent des dénominations très variables selon les périodes, les modes, les interprétations des magazines ou des chirurgiens mais le principe est le même, c’est un lifting qui traite une partie du visage, l’ovale, le cou ou la région temporale et qui a des suites opératoires rapides, de l’ordre de quelques jours, et surtout des résultats naturels.

Les liftings partiels sont :

  • Le lifting du bas du visage ;
  • Le  lifting temporal ;
  • Le lifting du cou ;
  • Le lifting du tiers moyen de la face.

Le lifting de l’ovale et du coulifting de l’ovale et du cou

Le lifting du bas du visage est très demandé par la femme relativement jeune, autour de la cinquantaine, qui désire un lifting rapide et naturel et aussi durable. Il traite la région des joues, de l’ovale du visage (qu’on appelle les bajoues) et de la région du cou. Il s’agit en général de femmes actives, qui ne désirent pas un lifting classique, complet, et qui ont un début de relâchement des régions de l’ovale et du cou. Dans ce lifting, l’incision débute à l’avant du pavillon de l’oreille, passe ensuite à l’intérieur du conduit auditif externe, contourne le lobule puis continue en arrière de l’oreille et s’incurve au niveau de l’implantation des cheveux. Le décollement est identique à celui du lifting cervico-facial mais moins
étendu. La remise en tension des muscles est, nous l’avons déjà vu, fonction du degré et du sens de relâchement, propres à chaque visage.

Les suites opératoires sont très rapides, les patientes peuvent sortir dès le deuxième jour, en ramenant leurs cheveux en avant pour cacher les cicatrices. Pour les sorties plus « officielles » il faut compter une semaine.

 

L’anesthésie est le plus souvent générale. Quelquefois, si certaines personnes le désirent, il est possible de procéder à une anesthésie plus légère et même à une anesthésie locale si la patiente souhaite sortir le jour même.

Le séjour en clinique dure en général une nuit ; il est aussi possible de sortir le jour même à la condition d’être accompagné et si le domicile n’est pas trop éloigné de la clinique.

Les suites opératoires sont d’environ six jours.

Le risque, très rare, est l’apparition d’un hématome. Lorsqu’il est détecté très rapidement, surtout si la patiente reste en clinique et s’il est traité très vite et convenablement, il ne retarde pas la durée des suites opératoires.

Le lifting de l’ovale uniquement

lifting de l’ovale - Dr. Bellity

Lorsque seul l’ovale est relâché, la cicatrice se situe en avant de l’oreille mais elle est bien sûr cachée à l’entrée du conduit auditif externe. Elle ne se continue pas dans l’arrière de l’oreille. Le décollement est limité donc les suites sont très rapides. On peut reprendre ses activités en général deux ou trois jours après l’intervention. Toutefois, il faut que l’indication soit parfaitement justifiée, c’est-à-dire qu’un petit relâchement de l’ovale soit présent, sinon le résultat sera insuffisant.

Le lifting temporal

Lifting temporal - Dr. Bellityt

Le lifting temporal traite les rides de la patte d’oie et les régions des pommettes. L’incision se situe dans les cheveux ou, pour certains chirurgiens, au niveau de la ligné précapillaire, juste en avant des cheveux ; dans ce cas elle est très fine et ne se voit pratiquement pas. De très fines sutures permettent en effet d’obtenir une cicatrice très peu visible. Le décollement intéresse la région temporale jusqu’aux angles externes des yeux, ce qui permet d’atteindre le muscle orbiculaire dont la contraction est responsable des rides de la patte d’oie. Ce muscle est bien entendu rendu moins actif par des petits points de coagulation et bien étalé de manière à faire disparaître les rides de la patte d’oie. La cicatrice, lorsqu’elle se situe comme dans la plupart des cas dans les cheveux, n’est pas visible. Ce lifting donne un bon dégagement de la région temporale, il peut aussi, à la demande des patientes, relever légèrement le tiers externe des sourcils, mais seulement lorsque les patientes le demandent. Rien n’est établi de manière standard. Souvent, en parallèle à ce lifting, est réalisée une opération des paupières supérieures, ce qui permet d’éclaircir encore davantage le regard. En pratique, ce lifting temporal peut être effectué en ambulatoire : les patientes ressortent le jour même. Une légère anesthésie de surface suffit la plupart du temps. Les complications sont exceptionnelles : une paralysie temporaire et partielle du front peut survenir.

Le lifting frontal

Lifting frontal - Dr. Bellity

Le lifting frontal est indiqué pour traiter les rides situées au milieu du front, tant horizontales que verticales. Ces rides sont dues aux contractions du grand muscle frontal qui occupe l’essentiel du front et dont la contraction occasionne des rides horizontales. Il existe
aussi de petits muscles situés dans la région basse et au milieu du front qui, eux, en se contractant, engendrent ces petites rides verticales appelées « rides du lion ». Ce lifting consiste à décoller toute la zone du front en pratiquant une incision au niveau du cuir chevelu, qui part du sommet d’une oreille à l’autre. Le décollement est très large et concerne toutes les régions du front. Le muscle est ensuite incisé en plusieurs endroits, de manière à décrisper et à relâcher les contractions. Cependant, comme les rides ont tendance à récidiver, on retire même de petits fragments musculaires afin d’éviter que ces muscles se régénèrent et redonnent des rides. Une fois le muscle incisé la peau est retendue ; on peut parfois être amené à retirer une bande de peau de l’ordre d’un demi-centimètre ou un centimètre. Néanmoins, lorsqu’une patiente désire ne pas remonter la ligne d’implantation des cheveux, nous ne retirons bien sûr pas de peau afin de garder la même hauteur de front. Il peut arriver aussi, lorsque la patiente le demande, que l’on remonte les sourcils, soit en totalité soit au niveau du tiers externe des sourcils. C’est un lifting d’exécution rapide dont la pratique dure une heure trente, moins longtemps qu’un lifting cervico-facial de deux heures trente. Les résultats sont excellents et spectaculaires. Ce lifting se pratique moins souvent aujourd’hui grâce à l’endoscopie et à la toxine botulique

L’endoscopie permet de réaliser les mêmes gestes au niveau du front par un décollement pratiqué après une incision de deux ou trois centimètres sur le front. Une rugine est introduite qui sert à décoller tout l’ensemble du front. Ensuite, à travers un petit tube on passe des ciseaux qui auront pour but d’inciser les fibres musculaires. Le geste est élégant et beaucoup moins traumatisant qu’un lifting frontal mais les résultats sont assez éphémères. L’autre progrès consiste en l’arrivée de la toxine botulique. Il est effectivement tentant de pouvoir obtenir les mêmes paralysies au niveau des muscles par de simples petites piqûres de toxine botulique au front qui en paralysent tous les muscles afin de traiter aussi bien les rides horizontales que verticales. Cependant, le lifting frontal garde ses indications lorsque la toxine botulique n’est pas acceptée ou présente certaines complications. C’est un lifting qui donne d’excellents résultats et surtout une sensation de légèreté du front chez les femmes qui ressentent une pesanteur à ce niveau. Les résultats ne sont pas définitifs et les rides peuvent réapparaître après trois à cinq ans, mais elles seront moins importantes.

Le séjour en clinique est d’une nuit. L’anesthésie est générale.

Les risques : quelques rares douleurs frontales qui peuvent durer de trois semaines à un mois.

Suites opératoires : les agrafes au niveau du front sont retirées environ dix jours après l’intervention.

Le lifting du cou

Lifting du cou - Dr. Bellity

Le lifting du cou est rarement demandé isolément car le cou est une unité en harmonie avec l’ovale du visage. En général, il vaut mieux pratiquer un lifting du cou associé à un lifting de l’ovale, c’est-à-dire un lifting du bas du visage. Le résultat est meilleur et, surtout, sur le plan technique la peau est mieux « placée » et évite de faire quelques plis. Vous pouvez vous-même faire le geste devant un miroir, en tirant uniquement avec votre doigt au niveau du cou, vous verrez que cela provoque des plis de part et d’autre. Il vaut donc mieux effectuer un lifting du bas du visage.
Au niveau du cou lui-même, tous les cous ne vieillissent pas de la même manière, c’est-à-dire dans le même sens : le plus souvent l’excès de peau se présente sous forme de fanons, ce sont comme des cordes qui partent du menton et qui arrivent jusqu’au haut du sternum. Ce type de relâchement est relativement facile à traiter chirurgicalement car il suffit d’une tension latérale pour retendre cet excès de peau.

lifting du cou - Dr. Bellity
Lorsque le relâchement se situe dans le sens horizontal, cet excès de peau est souvent associé à un excès de graisse formant une véritable « banane » sous-mentonnière. Dans ce cas il faut y associer une lipoaspiration de la région sous-mentonnière. Certaines fois même il ne faut pas hésiter à pratiquer une incision sous-mentonnière horizontale très courte et peu visible qui pourra régler cet aspect inesthétique au prix d’une cicatrice la moins visible possible. Cette intervention, qui se situe uniquement dans la région sous-mentonnière, peut être pratiquée sous anesthésie locale ; elle dure moins d’une heure et permet de ressortir le jour même. Une compression sous-mentonnière est réalisée avec un sparadrap et doit être gardée quatre jours environ.
Enfin, il peut exister au niveau du cou un amas graisseux situé dans la région sous-mentonnière, isolé, associé à un excès de peau. Dans ce cas, sans pratiquer de lifting du visage, il est possible

faire quelques plis. Vous pouvez vous-même faire le geste devant un miroir, en tirant uniquement avec votre doigt au niveau du cou, vous verrez que cela provoque des plis de part et d’autre. Il vaut donc mieux effectuer un lifting du bas du visage.

Au niveau du cou lui-même, tous les cous ne vieillissent pas de la même manière, c’est-à-dire dans le même sens : le plus souvent l’excès de peau se présente sous forme de fanons, ce sont comme des cordes qui partent du menton et qui arrivent jusqu’au haut du sternum. Ce type de relâchement est relativement facile à traiter chirurgicalement car il suffit d’une tension latérale pour retendre cet excès de peau.

Lorsque le relâchement se situe dans le sens horizontal, cet excès de peau est souvent associé à un excès de graisse formant une véritable « banane » sous-mentonnière. Dans ce cas il faut y associer une lipoaspiration de la région sous-mentonnière. Certaines fois même il ne faut pas hésiter à pratiquer une incision sous-mentonnière horizontale très courte et peu visible qui pourra régler cet aspect inesthétique au prix d’une cicatrice la moins visible possible. Cette intervention, qui se situe uniquement dans la région sous-mentonnière, peut être pratiquée sous anesthésie locale ; elle dure moins d’une heure et permet de ressortir le jour même. Une compression sous-mentonnière est réalisée avec un sparadrap et doit être gardée quatre jours environ.

Enfin, il peut exister au niveau du cou un amas graisseux situé dans la région sous-mentonnière, isolé, associé à un excès de peau. Dans ce cas, sans pratiquer de lifting du visage, il est possible
d’effectuer une incision sous-mentonnière et de retirer la peau et la graisse en excès. C’est une opération de courte durée – moins d’une heure – avec anesthésie locale ; les patientes peuvent sortir le jour même avec un sparadrap qui assure une compression pendant quatre jours sous le menton.

Le lifting de la région des poches malaires et de la région sous-palpébrale

lifting poches malaires sous-palpébrale

Les poches malaires sont des gonflements situés en dessous des poches graisseuses des paupières inférieures. Elles sont un problème plus difficile à traiter car il s’agit d’une rétention d’eau et non pas d’un excès de peau ou de graisse. Elles sont donc liées à l’état général et ont ainsi tendance à revenir facilement. Ces véritables boursouflures posent un problème difficile car une simple tension cutanée ne les résout pas de manière définitive. Les traitements les plus utilisés sont des traitements locaux à base d’injection d’acide hyaluronique autour des poches malaires afin de les noyer et de regalber la pommette.
Le traitement chirurgical qui consiste à décoller et à retendre la peau à ce niveau donne d’excellents résultats mais il comporte des suites lourdes et plus longues ; on est gonflé pendant une ou deux semaines après intervention.

Questions pratiques autour du lifting du visage

La première consultation

Il est essentiel au cours de la première consultation d’expliquer clairement au chirurgien vos désirs. En général le chirurgien vous montre un miroir devant lequel vous représentez clairement avec vos doigts ce que vous attendez de l’intervention. Le chirurgien expliquera les limites des possibilités techniques et morphologiques de votre intervention mais il a aussi un devoir de conseil : il peut, sans les imposer, suggérer certaines orientations qui pourraient peut-être donner un visage plus harmonieux. Je rencontre souvent des patientes qui, ayant très peur de subir un lifting figé, demandent un minimum : « Très peu, très peu ! » Ceci est redoutable car si le chirurgien écoute à la lettre la demande, il est fort possible que cette patiente soit déçue après son intervention et reproche : « Vous auriez pu en faire un peu plus ! » Pour moi, il est donc impératif que vous me décriviez avec vos mains le degré de tension que vous voulez appliquer au relâchement de votre peau. Je le répète, le résultat de l’intervention d’un lifting dépend entièrement du chirurgien et de sa technique, il faut donc transmettre tout à fait clairement vos attentes et vos craintes.
Ensuite il appartient au chirurgien de vous expliquer les détails pratiques de votre intervention, le type d’anesthésie, le séjour en clinique et les suites opératoires. Vous devez lui parler de votre état général : usage du tabac, état cardiaque, vasculaire, pratique d’un sport… Ceci permettra au chirurgien de se forger une première opinion sur votre état général, ainsi il saura en témoigner à l’anesthésiste pendant l’intervention. Bien entendu, ceci permettra aussi au chirurgien de déceler une contre-indication. Au cours de cette consultation, il ne faut pas hésiter à exprimer clairement vos craintes. En effet, certaines personnes ont comme principale préoccupation la peur de l’anesthésie, d’autres la peur de ne pas être naturelle, d’autres la peur d’avoir mal… Exprimez donc sincèrement votre véritable crainte.

Le bilan préopératoire

Le bilan préopératoire avant une anesthésie est standardisé : à part certaines variations propres à différents types d’intervention, le bilan est assez souvent le même. Vous devez d’abord prendre un rendez-vous avec l’anesthésiste ; cette consultation est essentielle car l’anesthésiste doit connaître votre état général, vos antécédents, et saura, d’une part, si vous êtes opérable et, d’autre part, s’il existe certaines contre-indications justifiant la prise de certaines précautions. Souvent, il se mettra en contact avec votre cardiologue ou votre médecin afin d’établir avec plus de sécurité un plan, une conduite anesthésique.
Des examens de sang seront à effectuer dans le but non pas de faire un bilan de votre santé, mais essentiellement d’explorer la coagulation de votre sang afin de savoir si l’opération ne sera pas trop hémorragique et aussi, bien entendu, afin de déceler une éventuelle infection qui serait passée inaperçue.
Un traitement préopératoire est également proposé, qui varie selon le chirurgien. Certains n’en donnent pas, ce qui se conçoit aussi tout à fait, d’autres chirurgiens donnent un traitement préventif à base d’antibiotiques.
Le bilan de photos est très important à établir avant l’intervention. Ces photos sont réalisées soit au cabinet de votre chirurgien soit chez un photographe professionnel. Elles sont prises en position assise ou debout, de manière à bien mettre en évidence le relâchement de la peau, de face, de trois quarts et de profil. Elles sont essentielles pour plusieurs raisons : d’abord, pendant l’intervention le visage est allongé et l’excès de peau n’est pas visible ; ensuite, après l’intervention on oublie très vite comment était le visage et il est important, non pas pour l’ego du chirurgien mais pour les patientes, de voir le travail qui a été accompli ; enfin et surtout, nous sommes tous asymétriques et cette asymétrie ne se remarque pas avant l’intervention. Par contre, après l’intervention, les patientes s’examinent à la loupe et décèlent quelquefois de petites asymétries : la hauteur des yeux, un coin de bouche qui descend un petit peu plus d’un côté que de l’autre, une asymétrie au niveau de la mentonnière… Tout ceci n’avait souvent pas été vu avant l’intervention et est découvert après l’intervention, d’où l’importance des photos.

La décision de se faire opérer

En général, il est important de laisser quelques jours s’écouler entre le premier rendez-vous avec le chirurgien et la prise de la date d’opération. Il n’y a rien à dire de particulier pendant ces jours quelquefois difficiles, voire angoissants – ce qui est tout à fait légitime avant de subir une intervention non obligatoire – mais surtout, cette période est difficile à cause, souvent, d’un entourage hostile, un époux « je t’aime comme tu es » ou bien des enfants « tu es ma mère et pour moi ton intervention ne changera rien ». Ces phrases rendent difficile la décision opératoire. Je l’ai déjà dit dans l’introduction de ce chapitre sur la chirurgie esthétique du visage, ces phrases, bien que provenant d’une intention tout à fait louable, sont souvent révélatrices d’une méconnaissance des résultats des liftings, qui effrayent certains. Je voudrais rassurer cet entourage qui agit par affection mais dont le discours est quelquefois très difficile à supporter pour les patientes : car ou bien cet entourage est hostile à la chirurgie esthétique de manière générale et ne veut pas en entendre parler, dans ce cas il n’y a rien à dire. En revanche, si la peur des liftings est fondée sur la crainte d’obtenir des résultats excessifs, il me faut rassurer cet entourage : ces résultats – « effrayants pour certains » – ne sont pas inéluctables, loin de là. Le résultat d’un lifting dépend entièrement du chirurgien et du contrat établi, c’est-à-dire du désir de la patiente.

Le séjour en clinique

En chirurgie esthétique, l’entrée en clinique a lieu le matin, quelques heures avant l’intervention. Ceci est d’une part obligatoire mais surtout, ces quelques moments avant l’intervention vous permettent de vous détendre (si cela est possible), de vous reposer et de vous préparer à rentrer paisiblement au bloc opératoire. Bien entendu, il faut être à jeun, au moins six heures avant l’intervention.

Seule dans votre chambre

« Cette intervention est-elle réellement raisonnable, ai-je bien raison, et si je partais tout de suite pendant qu’il est encore temps ? »

Voici les questions qu’on se pose avant de rentrer au bloc. Vous n’êtes pas la seule à vous les poser. Un lifting n’est pas une intervention obligatoire ni thérapeutique, elle provient du désir, quelquefois exprimé depuis longtemps, d’avoir une meilleure apparence. Toutefois, en général l’envie de se faire opérer est plus importante, et après ces quelques interrogations les patientes arrivent souriantes au bloc opératoire. On leur demande de se déshabiller entièrement, ce qui est obligatoire en salle d’opération, et on leur remet une blouse légère pour se vêtir (on est obligé d’être entièrement déshabillé pendant l’intervention car pendant celle-ci le chirurgien coagule des petits vaisseaux et le moindre sous-vêtement qui comporte une part de nylon ou des objets métalliques risque de provoquer des brûlures).

L’entrée au bloc opératoire

Les patientes sont souvent surprises de voir autant de monde au bloc opératoire. Il s’agit d’une disposition légale : dans un bloc opératoire il doit y avoir en permanence une infirmière, un anesthésiste, son assistant opératoire, l’assistant du chirurgien et le chirurgien lui-même. Oui, cela fait beaucoup de monde !

L’anesthésie

Le type d’anesthésie qui sera pratiqué est déterminé préalablement au cours des consultations. En général, l’anesthésiste vous dit quelques mots pour vous détendre, pratique une petite injection intraveineuse et par cette aiguille fait passer un produit qui vous fait perdre petit à petit conscience. Au dire de certaines patientes, c’est un moment très agréable. Pour vous endormir, l’anesthésiste place dans votre bouche et votre trachée un tube (on appelle cela l’intubation) qui vous permettra de respirer dans de bonnes conditions opératoires.

La durée de l’intervention

Nous devons au cours des consultations répondre à votre demande très précise : « Combien de temps va durer l’intervention ? »

Nous devons y répondre avec précision mais celle-ci peut durer plus ou moins longtemps en fonction essentiellement du degré de saignement car, lorsque l’on saigne, il faut coaguler les petits vaisseaux, ce qui prend un petit peu plus de temps. La durée de l’intervention est également fonction du décollement qui est plus ou moins facile selon les patientes. Il est évident qu’une patiente qui a eu au niveau des joues des infiltrations d’acide hyaluronique ou d’autres produits, comme ceci se réalisait auparavant, va nécessiter un décollement, non pas plus difficile, mais simplement plus long ; c’est pourquoi la durée opératoire sera prolongée. En général pour un lifting cervico-facial classique, la durée de l’opération est d’environ deux heures trente. Pour les liftings partiels la durée sera fonction de l’étendue du décollement.

Cette variation de la durée d’intervention ne mérite pas d’être mentionnée en soi sauf sur le plan des frais de clinique. En effet, aujourd’hui, les cliniques facturent le coût de la salle d’opération en fonction de la durée de l’intervention. Il arrive donc que, lorsque l’opération a duré plus longtemps, s’ajoutent trente minutes ou une heure au plus aux frais de clinique. Ceci est en général mentionné sur le devis. Cependant, cette augmentation peut causer un certain désagrément aux patientes qui ont négligé d’en lire la mention.

À la fin de l’intervention, le chirurgien place un drain derrière les oreilles de manière à drainer un éventuel saignement pendant la nuit, et met un pansement sous forme d’une bande Velpeau autour du visage de manière à bien maintenir le lifting et à exercer une légère compression. En effet, pendant la nuit le saignement peut être dû soit à une montée de tension – c’est pour cela que votre tension est prise toutes les demi-heures et quelquefois tous les quarts d’heure – soit à un petit vaisseau qui a éclaté à la suite d’un mouvement brusque que vous auriez effectué (d’où l’importance du drain).

L’entrée en salle de réveil

Lorsque l’intervention est terminée et les produits anesthésiques arrêtés, le réveil se fait progressivement. Une fois bien réveillées et conscientes, les patientes sont transférées en salle de réveil sous la surveillance bien sûr du personnel médical et infirmier de ladite salle. La patiente se retrouve donc avec une bande Velpeau autour du visage s’il s’agit d’un lifting ou des compresses sur les yeux lorsque les paupières ont été traitées dans le même temps. Il arrive parfois qu’en salle de réveil on grelotte de froid et que l’on demande des couvertures. Il s’agit là d’une réaction naturelle de réveil qui n’est pas due à une température insuffisamment élevée de la pièce. Néanmoins on vous couvre généralement avec une couverture chauffante qui vous permet de ressentir un mieux-être.

Le retour dans la chambre

Le brancardier vous ramène dans votre chambre et vous aide à vous allonger dans votre lit, soit semi-assise soit allongée selon les prescriptions du médecin. À signaler qu’il n’y a pas de douleurs vraies à ce moment, simplement peut-être une légère tension autour des oreilles, tension qui est due à celle effectuée au niveau du cou et de l’ovale. Vous pouvez aussi avoir soif mais comme les réflexes de déglutition ne sont pas encore réveillés on vous donnera des compresses imbibées d’eau qui vous rafraîchiront les lèvres et la bouche.
Vous conservez la perfusion qui a été placée à votre avant-bras avant l’intervention. Elle vous réhydrate et vous nourrit par voie veineuse. Elle est maintenue jusqu’au lendemain matin par mesure de sécurité car elle permet d’agir très rapidement en cas de problème.
Le lendemain matin (ou quelques heures plus tard si vous repartez le même jour) le chirurgien passe vous voir. C’est en général un très bon moment, chargé d’émotions et d’une certaine anxiété. Le pansement est retiré et vous pouvez vous voir dans le miroir et apprécier votre nouveau visage. La plupart du temps le visage est peu marqué et l’on peut déjà voir se profiler le résultat, mais il peut arriver qu’il soit légèrement gonflé par un oedème, ce qui est tout à fait normal, et même quelquefois qu’il y ait des ecchymoses, c’est-à-dire des petits bleus. Les ecchymoses sont dues à des éclatements de petits vaisseaux superficiels, ce qui provoque ce que l’on appelle communément des bleus, à ne pas confondre avec un hématome : un hématome est une poche de sang qui peut avoir la taille d’une mandarine ou quelquefois d’un pamplemousse, et est déclenché par l’éclatement d’un vaisseau plus important. L’hématome est une complication rare mais qui peut arriver après un lifting. Je l’ai déjà dit, les causes d’un hématome ne sont pas toujours retrouvées, mais il s’agit souvent soit d’une poussée hypertensive pendant la nuit, soit d’un mouvement brusque de la tête (pour répondre à un coup de téléphone ou à une infirmière) qui aurait occasionné une petite rupture d’un vaisseau. Pour la sortie de clinique, rien de spécial, un équipement classique, un foulard et des lunettes de soleil.

Les suites opératoires

Le chirurgien vous indiquera la date et le lieu des suites opératoires. Les suites se passent au cabinet du chirurgien et le détail des horaires vous sera précisé. Dans un lifting, les premiers fils sont d’habitude ôtés le quatrième ou cinquième jour et les derniers vers le huitième ou dixième jour. Dans les jours qui suivent, les éventuelles ecchymoses que vous auriez pu avoir disparaissent, l’oedème diminue, quoique, certaines fois, l’oedème, le gonflement peut durer un petit peu plus longtemps au niveau des pommettes, aspect quelquefois même apprécié. L’ablation des fils et des agrafes est réalisée au cabinet du chirurgien ou, selon le chirurgien, en clinique aux environs du dixième jour. Cette ablation des fils n’est pas douloureuse. Il est à noter aussi que dans les suites opératoires il n’y a pas de douleurs, quelquefois seulement une petite tension au niveau des muscles (des calmants légers la soulagent). Lorsque les fils sont retirés par l’assistante ou le chirurgien lui-même, ce dernier vous reçoit à son cabinet, c’est l’heure du bilan. Bien entendu ce bilan est provisoire car le visage continuera à se « placer » pendant deux mois, mais déjà la comparaison des photos préopératoires permettra de voir l’effet obtenu. Vous pouvez alors reprendre vos activités quotidiennes et professionnelles. Enfin, un rendez-vous pour un contrôle postopératoire est prévu dans les deux ou trois mois après l’intervention.

Les complications possibles

Toute intervention peut occasionner des complications. Nous le savons tous, le risque zéro n’existe pas. Il y a des risques liés à toute intervention chirurgicale : phlébite, embolie pulmonaire, infection… Bien entendu, un consentement éclairé vous a été remis avant l’intervention, détaillant, jusqu’à parfois faire peur, toutes les complications qui pourraient survenir. Cette décision d’information a été établie par la loi Kouchner du 4 mars 2002. Elle a marqué un réel progrès au niveau de l’information. Elle permet, non pas comme on le croit quelquefois de disculper le chirurgien et l’anesthésiste, de les « couvrir » s’il y avait des complications, mais d’informer loyalement les patientes avant une intervention.

Il y a également les risques liés à l’anesthésie. Ici aussi, il existe toujours des risques mais ils ont considérablement diminué. Ils sont très rares, tout d’abord parce que les produits actuellement utilisés sont beaucoup plus sécurisés, et aussi parce que les moyens de surveillance ont considérablement progressé.

On note aussi les risques liés au lifting lui-même. Pas de réels risques mais des suites opératoires plus longues peuvent survenir : des oedèmes, des ecchymoses, ou même un hématome, que j’ai précédemment évoqués. Ces suites sont en général régressives. Un traitement préopératoire (arnica…) les réduira au maximum. Dans la littérature, quelques rares cas de paralysies partielles et temporaires ont été signalés au niveau du visage après un lifting. Ces paralysies réellement rares disparaissent en général après quelques semaines ou quelques mois.

Les opérations associées à un lifting du visage

Les opérations des paupières peuvent être pratiquées dans le même temps qu’un lifting cervico-facial. Ceci est très souvent demandé, car il est tout à fait légitime, normal, de procéder à une opération des paupières dans le même temps qu’un lifting, qu’il s’agisse des paupières supérieures, des paupières inférieures ou des quatre paupières. La durée d’intervention s’en trouve un peu prolongée, certes, mais le résultat est beaucoup plus harmonieux. Certaines personnes préfèrent ne pas toucher à leurs paupières, craignant un changement trop important lorsqu’elles demandent une intervention de lifting. Ceci se conçoit aisément. Je conseille d’aller progressivement et de commencer par ce qui gêne le plus (soit le lifting, soit les paupières).

Une autre association que je trouve très bénéfique est l’association d’un lifting avec une opération du nez. En effet, après 40 ans, les femmes ne pensent plus à leur nez, elles se disent qu’il est trop tard et pensent à leur lifting. Or, une opération du nez associée au lifting rajeunit un visage bien mieux qu’une simple opération de lifting. Non pas une modification du nez, mais avec le temps le nez tombe un petit peu vers le bas et la bosse devient plus apparente. Donc une opération légère au niveau du nez, une simple remontée de la pointe ou une petite diminution de la bosse, de manière à la rendre moins « agressive », donnera un résultat bien plus jeune et surtout très harmonieux. Donc, oui, l’opération du nez associée au lifting est une très bonne association qui devrait être pratiquée plus souvent.

Les questions que vous vous posez sur le lifting du visage

Est-ce qu’un lifting se voit ?

C’est une question que mes patientes me posent au cours de presque toutes mes consultations. Je réponds que, encore une fois, le résultat d’un lifting dépend entièrement du chirurgien. Il faut être tout à fait cohérent au cours de votre demande de consultation. Si vous désiriez un lifting du visage absolument lisse, faire disparaître toutes les rides, qu’il n’y ait plus d’excès de peau même en penchant la tête en avant, effectivement l’entourage va reconnaître qu’un lifting a été pratiqué. Mais lorsque la demande est, comme je le rencontre le plus souvent, un lifting dont la priorité est le maintien des expressions du visage, des sourires, il est évident que dans ces cas le lifting ne se remarque pas : on trouvera simplement que la patiente est « en pleine forme », semble rajeunie parce qu’elle a dû aller en vacances, ou encore qu’elle a dû se faire couper les cheveux différemment. Voici les remarques que l’on fait en général après un lifting que j’appelle réussi. C’est pourquoi, je ne le répèterai jamais assez souvent, le chirurgien peut répondre à toutes les demandes des patientes à condition qu’elles soient très clairement exprimées. Le chirurgien établira avec précision votre profil et en général répondra à vos souhaits.

Quelle est la durée d’un lifting ?

La question ne devrait pas être posée en ces termes. Le lifting a pour but de retirer la peau en excès mais il ne lutte pas contre le vieillissement hélas inéluctable de la peau. La peau continue de vieillir en fonction de l’état général, vasculaire, cardiaque, hormonal, et du stress. Donc cet état varie d’une patiente à l’autre et le lifting peut tenir plus ou moins longtemps en fonction de l’état général des patientes. En général, la durée d’un lifting normal est d’environ huit ans. Mais le plus important n’est pas la durée d’un lifting car, bien entendu, le lifting ne va pas se relâcher en quelques secondes après huit ans, la peau va légèrement se relâcher au fil du temps ; ce qui est important est ainsi de savoir que le décalage obtenu grâce au lifting persistera toujours et que dans quinze ans on verra toujours ce même décalage sur ce visage qui a l’air beaucoup plus jeune que son âge. Voici une donnée essentielle à prendre en compte.

Le lifting fragilise-t-il la peau ?

Non, la peau est décollée dans un plan assez profond pour garder toutes ses connections vasculaires et nerveuses. Il n’y a donc pas de fragilisation de la peau après un lifting. Quelquefois même on a vu une amélioration de la qualité de la peau, d’après certains chercheurs par réactivation des fibres collagènes génératrices des cellules.

À partir de quel âge peut-on envisager un lifting ?

L’âge moyen des premiers liftings a considérablement diminué en une quinzaine d’années car l’état d’esprit des femmes a changé. Aujourd’hui les femmes préfèrent bénéficier d’un lifting dès qu’il y a un excès de peau et ne pas attendre. Peut-être les impératifs professionnels, la compétition et les luttes les poussent-elles à être le plus compétitives possible sur le plan physique. Bien entendu un chirurgien doit veiller à ne pas laisser les patientes tomber dans l’excès. Mais en général une bonne connaissance du psychisme de nos patientes permet d’apprécier les demandes que l’on peut prendre en charge et celles pour lesquelles il y a un investissement démesuré et qui ne seront probablement jamais satisfaites. Un chirurgien expérimenté se rend compte très vite de la différence entre ces types de demandes bien différentes. En ce qui concerne la limite d’âge supérieur : il n’y a pas de limite supérieure, seul l’état général, cardiaque, vasculaire, et l’état de la peau permettent de fixer une limite à ce type d’intervention. J’ai souvent vu des femmes de 82 ans, 84 ans et parfois plus, me demander un lifting. J’ai toujours été amusé par le psychisme de ces femmes. Ce sont des femmes incroyablement décisionnaires, volontaires, qui ont l’air de prendre tout en main et qui ont décidé seules leur intervention.

Un lifting fait précocement permet-il d’assurer un rajeunissement plus durable ?

Oui, parce que la vascularisation est encore jeune, elle est donc de meilleure qualité, la peau sera donc mieux hydratée : effectivement, un lifting pratiqué jeune retarde, et de beaucoup, l’âge du second lifting.

Existe-t-il des contre-indications au lifting ?

Oui, tout d’abord des contre-indications d’ordre médical telles que des incidents cardiaques, vasculaires, allergiques ou autres. Les examens de sang et la consultation d’anesthésie permettront de détecter ce type de contre-indication.
Il peut aussi exister des contre-indications tenant au lifting lui-même, c’est-à-dire à une demande exagérée et irréalisable.
Enfin il peut exister aussi des contre-indications d’ordre psychologique : ce sont les attentes démesurées des femmes fragiles ou dépressives qui attendent d’un lifting un traitement des causes de leur dépression. Un lifting ne traite pas les bleus de l’âme.

Quel avenir pour le lifting ?

La maintenance
Il arrive souvent que des femmes me demandent, quatre ou cinq ans après leur premier lifting, « une petite pince », non pas parce que le premier lifting n’a pas tenu mais parce que ces patientes veulent maintenir leur résultat inchangé le plus longtemps possible. Ne voulant pas que s’installe le relâchement naturel, elles me demandent une petite remise en tension, très partielle, juste au niveau de l’ovale ou du cou. Ce sont des petits gestes très courts que l’on peut réaliser sous anesthésie locale et qui permettent de faire durer le plus longtemps possible le résultat. Ces petites interventions que j’appelle « maintenance » sont aussi indiquées sur des femmes jeunes qui n’ont pas réellement assez de peau pour faire un lifting mais qui désirent tout de même un rafraîchissement de leur visage.
Quant à l’avenir du lifting lui-même, je l’ai dit dans mon introduction, je suis un peu effrayé et quelquefois pessimiste en voyant le nombre de personnes qui ont obtenu des résultats de lifting figés, qui ont perdu toute expression. Ceci m’effraye d’autant plus que sur le plan international je vois des femmes venues de différents pays, aussi bien des États-Unis que des pays d’Europe centrale ou des pays asiatiques, me demander uniformément des liftings conformes à des normes. Oui, cela m’effraye mais encore une fois j’espère que le bon sens réagira vite et qu’on ne laissera pas la beauté se déshumaniser.

Lifting du visage

FrenchLift® – Mini-Lifting

Le FrenchLift® est une intervention mise au point par le Dr Philippe Bellity pour minimiser les actes chirurgicaux et apporter au relâchement de l’ovale du visage une vraie solution. Le principe du FRENCHLIFT® est une remontée (lift) des tissus du bas du visage qui se sont affaissés avec le temps. Les résultats sont très naturels, les patientes disent « retrouver leur visage d’avant».

Lifting Cervico Facial – Lifting Frontal

Lifting facial à ParisLe lifting cervico-facial a pour but de traiter le relâchement des tissus du visage afin de le rajeunir. On parle de lifting cervico-facial car le plus souvent le relâchement touche la partie inférieure du visage ainsi que le cou. Les incisions se situent autour de l’oreille et si nécessaire dans la tempe. Un décollement de la peau et des muscles du visage est indispensable pour résorber l’excès de tissus. A partir des incisions, les muscles et la peau du visage sont redrappés sans tension excessive. Les tissus en excès sont retirés et la peau est refermée en suivant des cicatrices dont les contours sont déterminés pour être le moins visible possible.

Le FRENCHLIFT® a détrôné, d’après Dr Philippe Bellity, le lifting cervico-facial qui n’est actuellement réservé que pour les cas plus « avancés » pour lesquels le Frenchlift® s’avère insuffisant.

Rhinoplastie

La rhinoplastie est certainement la plus difficile de toutes les parties du corps en chirurgie esthétique. A part les connaissances sur le plan technique, le sens artistique du chirurgien est déterminant pour obtenir un nez harmonieux qui ne fait pas « nez refait ». Il convient de réaliser avant une rhinoplastie un examen de la morphologie du visage sur photos et notamment d’étudier le profil pour proposer une modification du menton associée, on parle alors de “profiloplastie”. La consultation en deux temps est nécessaire. Dans un premier temps ”l’évaluation de la demande”, puis, dans un second temps, “la technique et information”. Les motivations et les demandes du patient sont soigneusement prises en compte.

Blépharoplastie

Chirurgie des paupières à ParisLes blépharoplasties  sont les interventions de chirurgie esthétique des paupières visant à supprimer les disgrâces esthétiques présentes, qu’elles soient héréditaires ou dues à l’âge. Les cicatrices des paupières supérieures sont dans l’immense majorité des cas invisibles car c’est la peau la plus fine de l’organisme.

On distingue les techniques de chirurgie esthétique pour les paupières inférieures et les paupières supérieures. La forme des paupières est un élément capital à considérer avant de planifier son opération. Les photos sont indispensables pour retracer le processus de vieillissement et décider avec le patient quelle forme avaient les yeux pour conserver la forme initiale. Il existe de nombreuses formes particulières qu’il faut identifier : paupières tombantes et bombées congénitales (Charlotte Rampling), yeux légèrement bridés (Sophie Marceau). Tout l’art de cette opération consiste à respecter ces caractères et apporter un rajeunissement du regard tout en conservant son expression.

Médecine Esthétique

Le Dr Philippe Bellity recommande vivement à ses patients les techniques de la médecine esthétique , qu’il pratique depuis des années, en suivant de près les découvertes et les progressions. Elle est, d’après lui, un appoint indispensable à la chirurgie, parce qu‘elle règle des problèmes non traités par la chirurgie (traitement des rides) et aussi parce que l’injection d’acide hyaluronique a un effet préventif sur le vieillissement, en améliorant la qualité de la peau.